Hiver 2006.

Sous un ciel azuré, tout le paysage recouvert d’une couche de neige est plongé dans un calme profond. Les ceps de vigne, entrés en hibernation, attendent le souffle du printemps qui les sortira de leur profond sommeil.

Toutefois à cette époque de l’année il y a encore un énorme travail à faire: la dénommée taille d’hiver. Toutes les branches de l’année précédente sont coupées, mis à part une ou deux qui deviendront les porteuses pour la saison à venir. Si vous laissez une branche au tronc cela s’appelle «un simple guyot».
Si vous laissez deux branches au tronc cela s’appelle «un double guyot».

Ces branches, ou bien les porteuses, nous les laissons les plus proches possible de la tête du tronc.

 




La méthode de taille est déjà en grande partie déterminante pour la qualité du vin. Plus il y d’yeux (boutures) sur la porteuse, plus grand sera le rendement, toutefois plus délicat sera le vin.

Nous coupons environ 12 boutures par cep. Le nombre recommandé pour pouvoir faire un vin de qualité. C’est un travail qui demande beaucoup de temps et qui se fait entièrement à la main. Les «plaies» qui se forment après la coupe des plus grosses branches sont traitées avec une crème désinfectante. Les porteuses sont pliées autour d’un fil et fixées à l’aide d’un fil de fer. Ceci doit se faire avant que les boutures ne germent.

Au printemps nous vous informerons des développements par le biais d’un bulletin.